Aidant familial

Des millions de Français sont confrontés à cette situation : s’occuper d’un membre de la famille qui ne peut plus être autonome. L’aidant familial ou proche aidant a ses droits et son statut afin de ne pas être lésé professionnellement et financièrement.

Le statut de l’aidant familial

Qui sont les personnes qui peuvent être aidant familial ?

Tous les membres de la famille de l’aidé peuvent être un aidant familial. Cela comprend donc :

  • Le conjoint, le concubin ou le partenaire pacsé
  • Les ascendants et descendants
  • Les membres collatéraux
  • Et aussi toutes les personnes proches de l’aidé

Attention, pour le salarié aidant, il existe des distinctions. Par exemple, le conjoint, le concubin ou le partenaire pacsé ne sont pas éligibles, car ils se doivent assistance mutuelle. L’aidant peut avoir un congé pendant un an maximum, sans rémunération de la part de son employeur pour s’occuper de l’aidé.

Comment faire pour l’être ?

Pour être un proche aidant, il faut avoir une attestation de la part des professionnels de santé. Déposer une demande d’absence auprès de votre employeur que ce soit une absence de courte ou de longue durée. Pour les aidants salariés, la démarche est différente. Il faut s’enregistrer sur le site du CESU afin d’obtenir une immatriculation et se déclarer comme un proche aidant salarié. Plusieurs avantages sont proposés comme la possibilité de cumuler le RSA et le statut d’aidant familial.

Quels sont leurs droits ?

Les aidants familiaux qu’ils soient salariés ou non, bénéficient de certains droits et avantages. Même si certains sont encore flous, d’autres sont déjà en place et accessibles. Pour en bénéficier, vous devez faire une demande auprès des bureaux responsables et auprès de votre employeur.

  • Ces personnes ont le droit à des absences autorisées si celles-ci sont de courte durée.
  • Elles ont droit à une absence prolongée, jusqu’à un an morcelable, mais sans percevoir de salaire.
  • Ces personnes peuvent devenir des aidants salariés surtout si s’occuper du membre de sa famille devient nécessaire à plein temps.
  • Elles peuvent cumuler le fait d’être aidant familial et de recevoir en même temps le RSA.
  • Ces personnes ont droit au repos.
  • Ces personnes ont droit à l’assurance vieillesse si l’aidé doit bénéficier d’une assistance permanente.
  • Les proches aidants ont droit à des avantages fiscaux comme un crédit d’impôt à 50% pour l’emploi d’un salarié ou encore un crédit d’impôt de 25% pour l’installation d’équipements.
  • Elles ont droit à des formations pour mieux s’occuper de l’aider. Par exemple une formation pour les gestes au quotidien, pour les premiers secours, pour les soins corporels, etc.

Autres points à savoir

La première chose à faire est de se renseigner sur les possibilités qui s’offrent à vous. Renseignez-vous aussi auprès de votre assurance maladie, de l’assistance sociale et autres structures spécialisées. Vous y trouverez surement des solutions, mais surtout des conseils pour mener à bien votre quête. S’occuper d’une personne dépendante est difficile, vous devez vous préparer psychologiquement et physiquement. Rapprochez-vous des différentes associations et des autres aidants familiaux. Cela pourrait vous aider à surmonter les épreuves surtout au début.

 

 

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